Comment les employeurs peuvent-ils résoudre le casse-tête de la santé mentale au boulot ?
Selon un document publié par Indeed en octobre 2024, plus d’un salarié sur trois pense que rester dans son entreprise met en danger sa santé mentale.
Le monde du travail continue d’avoir le blues. D’après une étude Ipsos réalisée pour Qualisocial et publiée le 29 janvier, un quart des travailleurs français se déclare en mauvaise santé mentale. La tendance ne date pas d’hier : le baromètre de l’an dernier affichait peu ou prou les mêmes résultats inquiétants.
Pour l’heure, les entreprises ne semblent pas avoir toutes avoir saisi l’importance de ce phénomène, déclaré grande cause nationale de 2025. Denis Betand, responsable au sein de la CGT Santé Action Sociale, déplore le manque de considération pour le bien-être des salariés : « les normes et protocoles purement comptables dictés par des cabinets de conseil détruisent le lien entre le travailleur et son lieu de travail. » Comme l’explique Adrien Chignard, psychologue du travail, deux types de structures sont à distinguer : « Celles qui ont compris que la santé mentale est un enjeu de performance, et celles qui continuent d’ignorer le sujet, au risque de fragiliser leur propre organisation. »
Julia Néel Biz, cofondatrice de Teale, une plateforme d’aide et de prévention en santé mentale pour les entreprises, remarque néanmoins une évolution des mentalités depuis le lancement de sa startup en 2021 : « Les entreprises étaient encore réticentes à aborder la santé mentale comme un enjeu stratégique. Aujourd’hui, elles savent que c’est une priorité, mais la question est : comment agir concrètement ? »
L’essentiel
- Un quart des travailleurs français se déclarent en mauvaise santé
mentale, mais toutes les entreprises n’ont pas encore saisi l’importance
de ce phénomène.Aucun extrait trouvé - Pour améliorer la santé mentale au travail, les entreprises doivent créer un climat de sécurité psychologique et favoriser l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle.
- Il faut éviter les approches superficielles et privilégier des actions régulières et durables